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1 septembre, 2007

une référence : visa pour l’image à Perpignan

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 22:46

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Le 19e rendez-vous mondial du photojournalisme Visa pour l’image s’est ouvert samedi à Perpignan et présentera jusqu’au 16 septembre au travers d’une trentaine d’expositions gratuites le travail des plus grands noms de la photographie de presse.

La cérémonie officielle d’ouverture à laquelle avaient été conviés quelque 300 invités, s’est déroulée en présence du président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche et du maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy.

Le directeur du festival, Jean-François Leroy, s’est félicité de la richesse du programme de cette 19ème édition « encore plus remarquable que celui des années précédentes ».

Près de 200.000 visiteurs sont attendus pour découvrir la vision des évènements du monde donnée par des grands noms du photojournalisme comme le vétéran de Magnum Ian Berry qui raconte la vie des très jeunes enfants du lac Volta au Ghana vendus par leurs parents aux pêcheurs locaux.

Durant ces deux semaines d’exposition (du 1er au 16 septembre), le directeur du festival, Jean-François Leroy, veut démontrer « qu’il existe encore des photographes, et pas seulement des gens qui font de la photo », et dénoncer par ailleurs l’ »absence totale de réflexion et d’imagination » de certains photographes.

M. Leroy explique ainsi avoir reçu 150 dossiers sur l’association de défense des sans abri Don Quichotte et n’en avoir retenu aucun pour cause de « suite de portraits qui ne racontent pas une histoire ».

En contrepoint, il cite Eric Hadj (Sipa pour le magazine Paris Match), qui a su raconter l’histoire de la cité « La Forestière » à Clichy-sous-Bois, la ville où ont éclaté les émeutes des banlieues françaises à l’automne 2005.

Pour M. Leroy, un maître du genre est Ian Berry (Magnum) qui, à 73 ans, et en quinze jours au Ghana a raconté la vie des très jeunes enfants du lac Volta vendus par leurs parents aux pêcheurs locaux.

Des grands noms de la photographie, comme Jane Evelyn Atwood (Contact Press Images) pour un reportage sur Haïti, ou Dennis Stock (Magnum) pour ses portraits de l’Amérique de James Dean ou de Easy Rider, se retrouvent aux côtés de Per-Anders Pettersson (Getty Images) avec un retour à Soweto, John Stanmeyer (VII) pour un travail sur la malaria ou encore Dimitar Dilkoff (AFP) et ses « Chroniques de l’Est » de la chute du mur de Berlin à aujourd’hui.

Mikhael Subotzky, lauréat du prix du Jeune reporter de la ville de Perpignan en 2006 et engagé depuis à Magnum, présente sa vision des prisons sud-africaines tandis que Hady Sy étonnera certainement les visiteurs avec une série de photos d’armes comme celle qui a tué le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin ou celle utilisée dans le massacre de Colombine aux USA.

Pour cette 19e édition, Jean-François Leroy a réservé une surprise aux festivaliers: la création d’une nouvelle agence photo à l’initiative de neuf photographes et basée à Amsterdam, dont le nom ne sera révélé que jeudi.

Il a également invité les festivaliers à arborer un pin’s édité par Reporters sans Frontières (RSF) rendant hommage à la journaliste russe assassinée Anna Politkovskaïa.

Visa pour l’image, avec un budget d’un million d’euros, c’est aussi les prix avec les Visa d’or qui récompensent les meilleurs reportages entre septembre 2006 et août 2007, des débats et des tables rondes.

Un premier grand débat sera consacré à « la crise de la presse et/ou crise du photojournalisme » et un deuxième au thèmes des « Censures ». De son côté, le magazine Elle organise cette année une table ronde sur le thème « Vie privée-vie publique: les politiques peuvent-ils tout montrer? »

Les Soirées du festival seront consacrées du 3 au 8 septembre à des rétrospectives photo sur des événements ou des personnages de l’histoire récente ou ancienne.

La semaine professionnelle au palais des Congrès de Perpignan s’achèvera le 9 septembre mais les expositions, qui ont investi les principaux bâtiments historiques du centre-ville, resteront ouvertes au public jusqu’au 16.

31 août, 2007

Etats-Unis : les ventes de vin toujours en hausse

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 9:04

Pour la treizième année consécutive, la consommation de vin a continué à progresser aux USA, gagnant encore 3,4% par rapport à l’année précédente, selon la dernière édition d’Adams Wine Handbook. La consommation en 2006 a été de 283 millions de caisses ( de 9 litres), soit 26,1 millions d’hl. La hausse profite essentiellement aux vins d’importation (+5,7%) alors que les vins américains ne progressent que de 2,6%. Cette progression constante des ventes s’explique par la conquête de nouveaux consommateurs. Les principales marques de vins ont d’ailleurs fait beaucoup d’efforts pour séduire ces consommateurs novices en jouant sur des packagings attractifs ( capsule à vis, bag-in-box..). Les vins français poursuivent leur reprise en 2006, les ventes sont en progression pour la seconde année consécutive. En tête des ventes des vins importés caracolent Yellow Tail (Australie, 8,1 millions de caisses, +7,3%), Cavit (Italie, 3 millions de caisses, +13,2%) et Concha y Toro (Chili, 2,7 millions de caisses, -2,6%).

source : vitisphere.com

Martini : une nouvelle bouteille pour un rajeunissement de la gamme

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 8:46

En se dotant d’une nouvelle bouteille, la marque s’inscrit dans les nouveaux codes des spiritueux.

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Martini vient de changer de silhouette. Finies la forme classique et l’étiquette bardée d’écussons et de médailles. Carrure épaulée plutôt masculine surmontant un corps aux courbes d’inspiration plus féminine, sa bouteille a connu un lifting de choc. Le verre transparent doit mieux mettre en vedette le liquide, tandis que la gravure en creux se veut un clin d’oeil au monde de la parfumerie.

Fortement attaché à l’image du produit, le contenant n’était plus jugé assez différenciant. « Nous voulons nous démarquer. Pour un leader, la rançon du succès, c’est d’être copié dans son habillage. Il fallait donc changer la bouteille. C’était aussi une façon d’accentuer notre appartenance au monde des spiritueux », précise Juliette Agius, directrice de marque chez Bacardi-Martini France.

Mais, pour ne pas déboussoler le consommateur, les éléments emblématiques comme la date de 1863 – moment où le commercial Alessandro Martini et l’herboriste Luigi Rossi prennent les rênes de la distillerie italienne de Pessione avec un troisième compère – sont conservés. « Nous cherchons l’équilibre entre le coup de jeune et la préservation de l’héritage. Les gens ont confiance dans les marques qui durent. Nous voulons nous inscrire dans l’actualité mais ne pas être à la mode », souligne Juliette Agius.

Aux Etats-Unis, le souci de différenciation se traduit aussi dans le nom. La marque s’y nomme Martini Rossi pour éviter tout risque de confusion et surtout la banalisation. Commander un Martini dans un bar d’outre-Atlantique signifie en effet demander un cocktail à base de gin ou de vodka.

Martini, qui revendique la place de troisième marque de spiritueux vendue au monde et de deuxième en France derrière Ricard, cherche dans l’Hexagone à ancrer son positionnement au moment de l’apéritif. « Notre message porte sur le style et la joie de vivre. La marque n’est pas dans l’exubérance ou l’exploration du monde de la nuit », souligne la responsable. Pour s’inscrire dans les nouvelles tendances de l’apéritif où les Français demandent plus de variété, la boisson travaille avec des chefs et développe des recettes d’antipasti.

Eviter la banalisation

Pour répondre à cette demande de diversité, l’industriel a également lancé l’an dernier un format mini de 6 centilitres, permettant d’avoir chez soi au frais les différentes variantes, rosso, bianco et rosato. Une façon aussi de prendre position sur le terrain des nouveaux codes âprement disputé par la concurrence. « Les petites bouteilles permettent de suivre la tendance. Pour ne pas se banaliser, une marque icône doit se régénérer en permanence », juge Jean-Baptiste Danet, PDG de la société de conseil en stratégie de marque Interbrand Europe Continentale. Française à l’origine, l’initiative est en train de s’étendre à d’autres pays européens.

Cette quête doit éviter l’effet « produit de fond de placard », que le consommateur a chez lui mais oublie de sortir. En publicité, le dynamisme passe aujourd’hui par un jeu graphique à partir de la nouvelle bouteille chargée d’incarner les évolutions, des instruments de barman et des ingrédients pour cocktail, avec une signature autour de « l’art de servir ». « Au cours des années, Martini a réussi à se rendre moderne, urbain, dans l’air du temps. Avec une marque aussi connue, il faut maintenir la capacité d’étonnement », estime Gorana Garevski, directrice commerciale chez McCaan, l’agence chargée des campagnes de la griffe. Cette dernière ne joue plus dans sa communication hexagonale sur son origine italienne, la considérant comme bien ancrée dans l’imaginaire collectif. Le slogan « veramente italiano » a donc disparu.

Partenariat avec Ferrari

Dans ses opérations marketing, Martini entretient ses relations avec le cinéma. Au dernier Festival de Cannes, la marque disposait d’une terrasse sur la plage de l’hôtel Gray d’Albion pour accueillir des équipes de film venues y faire des interviews puis en fin de journée y prendre l’apéritif. Elle participait également à la soirée de lancement d’« Ocean’s 13 », long métrage dans lequel joue George Clooney, égérie de la marque à l’international, sauf en France, loi Evin oblige.

L’autre axe de partenariat sur un plan mondial porte sur l’automobile avec Ferrari, nom mythique d’origine italienne. Une autre griffe transalpine, Dolce Gabbana, a noué des liens, plus informels, avec l’apéritif. Le créateur Domenico Dolce, grand amateur du produit, a ainsi ouvert un bar lui étant consacré à côté de sa boutique milanaise. Autre pont jeté avec la mode, des dégustations de Rosato, référence apparue dans les années 1980, sont organisées au cours de l’année lors de défilés de créateurs ou de Salons grand public. Une façon de rappeler que la boisson ne se consomme pas seulement aux beaux jours.

CLOTILDE BRIARD

source : lesechos.fr

Succession familiale à la tête de la distillerie Cartron

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 8:39

Au 1er  Septembre, Judith CARTRON (38 ans) devient le Directeur Général de la Maison Joseph Cartron. Diplomée de l’ISG et aprés une solide expérience de management, notamment dans le groupe Habitat, Judith CARTRON succède à son père Xavier CARTRON, Président de l’entreprise depuis 1990.
Judith CARTRON prendra progressivement la direction de l’entreprise aux côtés de son père. Dans un premier temps, elle aura en charge le développement de la marque en France et à l’International. Dans un deuxième temps (courant 2009), elle succèdera intégralement à la génération 4 et prendra la Direction complète de l’entreprise .

A propos de Joseph CARTRON… Joseph CARTRON est Distillateur Liquoriste depuis 1882 à Nuits-Saint-Georges, au coeur de la Bourgogne. Joseph CARTRON, produit et distribue une gamme allant des Crèmes de Cassis de Bourgogne, des Crèmes de Fruits Rouges, et aussi le Marc et la Fine Bourgogne, des Eaux-de-Vie de fruits, et un Crémant de Bourgogne. Cette gammes est distribué en France et dans 35 pays.

source : Vitisphère.com

Consommation – les ménages français diminuent leur achats de vins effervescents en 2006

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 8:36

En 2006, les ménages français ont diminué leurs achats de vins effervescents pour leur consommation à domicile. Mais les évolutions sont différentes selon les catégories. C’est ce qui ressort du panel TNS diffusé par Vinifhlor en juillet.

Pour l’année 2006, plus de 48% des ménages français ont achetés des vins effervescents pour leur
consommation à domicile, contre 49,9% l’année précédente. Cette baisse du nombre de ménages acheteurs est accompagnée d’une légère diminution de la quantité achetée par ménage acheteur : 8,8 cols contre 8,9 en 2005. Ces deux phénomènes réunis entraînent, ramené à l’ensemble de la population, un recul du niveau d’achat en vins effervescents de 3,6% : en moyenne un ménage a acheté 4,29 bouteilles d’effervescents en 2006 contre 4,45 en 2006.

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(Source TNS Vinifhlor)

Dans le détail, quand un ménage achète 4,29 bouteilles de vins effervescents par an, la répartition par catégorie de vin est la suivante :

  • Champagne : 1,50 cols
  • Autres effervescents sous AOC : 1,06 cols
  • Autres effervescents sans AOC : 1,57 cols
  • Mousseux aromatisés : 0,15 cols

Du côté des prix, l’évolution est également à la baisse : le prix moyen d’achat d’une bouteille est passé de 7,67 € à 7,36 € en 2006. Ramené à l’ensemble des ménages (acheteurs et non acheteurs), le niveau moyen de dépense par ménage français est en baisse de 7,5% pour atteindre 31,54 € par an. Dans le détail, quand un ménage dépense 31,54 € dans l’achat de vins effervescents par an, la répartition par catégorie de vin est la suivante :

  • Champagne : 22,67 €
  • Autres effervescents sous AOC : 4,93 €
  • Autres effervescents sans AOC : 3,56 €
  • Mousseux aromatisés : 0,37 €

Pour l’année 2006, les ventes de Champagne ont atteint 35% des volumes de vins effervescents achetés par les ménages français, mais elles représentent tout de même 72% de la valeur correspondante.

Des disparités entre les catégories

En 2006, près de 30% des ménages français ont acheté du Champagne, mais ils sont moins nombreux qu’en 2005 (-3%). De plus, les quantités achetées et le nombre d’actes d’achat sont également en recul, ce qui induit un niveau d’achat en baisse de 15% pour 2006. Un point positif, le prix moyen d’achat est en hausse de 5,5% atteignant ainsi 15,09 € par col.

Pour la catégorie des autres vins effervescents sous AOC, le niveau d’achat global est en progression de 2,2% sur l’année 2006. Il a été constaté une augmentation des quantités moyennes achetées qui se sont cumulées avec un maintien du prix d’achat aux alentours de 4,64 € le col.

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(© Source TnsVinifhlor)

Dans le détail, les Crémants d’Alsace représentent le volume le plus important avec 31% des parts
de marché. Au total, ce sont près de 20% des ménages français qui ont acheté des effervescents sous AOC en 2006.

Pour les effervescents hors AOC, la progression du niveau d’achat est de 7,6%, dépassant même celui du Champagne, avec 1,57 cols achetés par ménage français par an. Mais les prix sont à la baisse et le col atteint 2,27 €. En 2006, 16% des ménages français ont acheté des vins effervescents hors AOC.
Enfin pour les mousseux aromatisés, dont seulement 5% des ménages français sont amateurs, le niveau d’achat est en baisse de 12,3% malgré une légère hausse des prix qui atteignent 2,52 € le col.

Concernant les circuits de distribution, toutes catégories confondues, la grande distribution classique (hors hard discounters) reste le circuit le plus important d’approvisionnement des ménages avec 66,5% des achats. Le reste des achats est ensuite partagé entre le Hard discount 16% et les circuits spécifiques (cavistes, achats directs à la production, VPC) 16,4%.
Pourtant, chaque catégorie de vin a sa propre répartition de distribution :

  • Le Champagne est tout de même vendu à 32% dans les circuits spécifiques et seulement à 7,4%
    dans les hard Discounts, contre 59% dans la grande distribution. 
  •  Les autres effervescents sous AOC se répartissent à 12% dans les circuits spécialisés et à 25% dans les hard discounts, contre 62% dans la grande distribution.

Viti-net

Source : Observatoire Economique des Vignerons Indépendants – Viniflhor

N.B : Les résultats du panel TNS concernant les achats de vins effervescents par les ménages français pour leur consommation à domicile ont été diffusés dans VINIFLHOR infos n°145 du mois de juillet.

30 août, 2007

le temps des vendanges…

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 18:18

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après quelques mois d’absence, ce blog reprend vie… c’est le temps des vendanges ; le vin va renaître et un nouveau millésime se prépare.

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Des Bordelais en vallée du Rhône

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 16:42

Le rachat de la Maison Jaboulet (qui produit l’illustre hermitage La Chapelle), en janvier 2006, par Jean-Jacques Frey, propriétaire en Champagne et en Médoc (Château La Lagune, troisième cru classé), avait créé la surprise. Un changement de mains était certes attendu dans cette maison restée dans le giron familial depuis 1834. Mais de là à imaginer l’arrivée des « Bordelais » en vallée du Rhône, avec leur oenologue conseil de surcroît…

En l’occurrence, c’est à Denis Dubourdieu, professeur réputé à la faculté d’oenologie de Bordeaux et conseil de Château La Lagune, que Caroline Frey, appelée à s’occuper de l’ensemble du secteur vin du groupe, a fait appel. S’il n’est pas rare que les oenologues français les plus réputés interviennent dans le monde entier, les frontières entre les régions viticoles de l’Hexagone semblaient jusque-là moins faciles à franchir, même aux plus intrépides.  Denis Dubourdieu est de ceux-là. Il ne s’intéresse qu’aux vins dont il peut mettre en évidence la typicité. C’est pour lui une notion qui ne s’applique qu’au goût d’un vin, non à sa provenance. « Un vin est typique parce qu’il a un goût qu’on ne retrouve pas ailleurs », a-t-il coutume de dire. Dès lors, la notion d’appellation d’origine devrait en premier lieu défendre la typicité propre au terroir. Pour cette raison, les distinctions entre des vins de pays et certaines appellations lui paraissent caduques. Avec l’hermitage La Chapelle, aucun risque d’anonymat, car c’est « l’un des meilleurs rouges secs du monde », écrit Robert Parker, le célèbre critique new-yorkais, dans son Guide des vins de France (Solar, 1 603 pages, 42 euros) paru le 23 août.  PROMESSES TENUES Les nouveaux propriétaires ont trouvé dans les chais la récolte 2005. Cette récolte, après un printemps et un été secs, avait été marquée, le 11 août, par un orage au cours duquel la colline de l’Hermitage avait reçu 30 mm de pluie. Cet aléa climatique avait permis de débloquer la maturation et d’assurer un rendement moyen d’une trentaine d’hectolitres par hectare, avec des vins titrant entre 13,5 o et 16,5o, dotés d’une bonne acidité.  Première décision des Frey : renouveler le parc de barriques, puis moderniser en douceur les étapes depuis la phase culturale jusqu’à la mise en bouteille. A la dégustation, aujourd’hui, hermitage La Chapelle 2005 tient les promesses d’une macération plus longue. Pour le reste, il faudra juger dans une décennie l’ampleur de l’unique cépage (la syrah, ses arômes, puis son bouquet) après que les tanins se seront estompés. L’hermitage La Chapelle est à l’évidence un vin de très longue garde, « presque immortel », dit encore Robert Parker, qui estime la maturité du 2003 entre 2011 et 2036.  Les vendanges 2006 chez Jaboulet ont marqué une évolution plus nette des méthodes, qui se traduit déjà dans l’appellation voisine de Crozes-Hermitage, le Domaine Raymond Roure. La famille Jaboulet avait acquis ce domaine en 1996, en raison de son orientation idéale (sud-sud-est) et de son sous-sol granitique. Ce vin peut atteindre une rare intensité ; il développe un puissant bouquet de truffes noires et de crème de cassis. Robert Parker, encore, qualifie le 2003 – année de la canicule, il est vrai, avec un rendement minuscule de 6 hectolitres à l’hectare -, élevé sous bois neutre, de « légende en devenir » Denis Dubourdieu est circonspect à l’égard des vins aux traits excessifs. Pour lui, un bon vin rouge doit avoir une attaque veloutée. En bouche, la sensation de fruit mûr doit dominer, tandis que la perception tannique d’un vin jeune ne doit intervenir qu’en finale et de façon modérée. Ce qui différencie un bon d’un grand vin rouge, ce n’est ni l’attaque ni la finale, mais ce que les dégustateurs appellent le « milieu de bouche », où doivent se porter la densité et la complexité des saveurs. Attention, dit encore Denis Dubourdieu, la concentration ne suffit pas à faire un grand vin, et des rendements trop faibles risquent de produire, par l’excès des tanins, un vin déséquilibré. Il n’évoque pas même les techniques artificielles de concentration, se bornant à dire : « Le vin ne doit pas parler la langue de bois », pour railler ceux qui seraient tentés par l’usage des copeaux de chêne.  A la suite de la grande tradition de l’Hermitage toujours représentée par Jean-Louis Chave, prestigieux vigneron, la méthode Dubourdieu apporte, par petites touches, un certain renouveau dans la vallée du Rhône septentrionale. Dans le même temps, depuis 1986, l’un des plus intrépides vignerons oenologue de la région, Jean-Luc Colombo (Cornas), grand spécialiste de la syrah, conseille Gérard et Xavier Milhade, négociants et propriétaires à Lussac-Saint-Emilion (Château Lyonnat), Lalande-de-Pomerol (Château Sergant) et Saint-Emilion (Château Boutisse). Désormais, il n’y a plus de frontières : la globalisation s’applique, en France même, à l’expertise des oenologues.  Le Monde du 29 août 2007

14 février, 2007

Le bond en avant de l’Argentine

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 1:09

LArgentine viticole répète en ce moment l’exploit qu’avait réussi le Chili il y a une quinzaine d’années.

Le Chili, rappelons-le, s’était alors solidement implanté sur le marché québécois, grâce à des vins vendus à petit prix, tel le fameux Cabernet Sauvignon Gato Negro. Tout le monde en voulait, on se l’arrachait!

Or, par le même moyen, l’Argentine… a détrôné le Chili, tout en faisant désormais aussi bien, sinon mieux, que l’Australie!

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Selon en effet les données officielles de la SAQ, l’Argentine et l’Australie ont vu toutes deux leur part de marché grimper à 7 % en 2006, comparativement à 2 % en 2002.

Ce qui peut sembler assez peu, alors que ce pourcentage (7 %) équivaut à des ventes de plus de 500 000 caisses de 12 bouteilles dans les deux cas.

De son côté, le Chili n’a plus que 3 % du marché (moins de 300 000 caisses), comparativement à 4 % en 2002.

L’Argentine a donc le vent dans les voiles, elle triomphe, mais, peut-on ajouter, son triomphe pourrait être de courte durée…

Car cet exploit est dû avant tout à la performance phénoménale d’un seul vin rouge, à savoir le Mendoza Fuzion Shiraz Malbec (8,30 $), dont il s’est vendu plus de 163 000 caisses en 2006!

En y ajoutant les ventes du plus important producteur argentin, la maison Trapiche, soit plus de 275 000 caisses, on en arrive à un grand total de 74 % des ventes de l’Argentine.

Autrement dit, le triomphe de ce pays repose, du moins pour l’instant, sur des fondations fragiles, les consommateurs (qui l’ignore?) étant prompts à délaisser tel ou tel vin pour d’autres.

Rachetée il n’y a pas si longtemps par le grand groupe portugais Sogrape, la maison Finca Flichman s’apprête à entrer dans la mêlée, et donc à mettre sur le marché, à son tour, un vin rouge qui sera vendu à prix très doux (8,95 $), à savoir son Mendoza 2005 Malbec Finca Flichman, goûté sur place, tout récemment, en Argentine même.

Vin qui sera vendu à titre de produit courant, et offrant un excellent rapport qualité-prix, à en juger du moins par cette première dégustation, il se présente avec un bouquet d’assez bonne ampleur, de fruits rouges, net, discrètement épicé et boisé.

Moyennement corsé, pourvu d’un bon goût de fruit, peu tannique, ne manquant pas de charme, il a… tout ce qu’il faut pour tirer son épingle du jeu, surtout à pareil prix! (Ce sera un vin à goûter de nouveau à son arrivée, tout prochainement, et que là-bas, personnellement, j’ai noté deux étoiles et demie.)

Le vignoble

Pays qui fut secoué par une crise profonde il y a quelques années (2001-2002), l’Argentine connaît à l’heure actuelle une croissance économique importante (+8,8 % en 2004 et +9,2 % en 2005).

Cela se voit entre autres à la beauté retrouvée de son immense capitale, Buenos Aires. Très animée, plus pimpante que jamais, et qui, par son architecture, rappelle à la fois des villes telles que Rome, Paris, Barcelone.

Et là-bas, c’est l’été…

Mais il faut quitter le Grand Buenos Aires et ses 14 millions d’habitants, puis se diriger vers le nord du pays, à Mendoza, non loin de la Cordillère des Andes, pour découvrir le plus grand vignoble argentin.

«Mais 96,5 % de la superficie de la province de Mendoza est un désert et le restera pour toujours», racontait sur place José Alberto Zuccardi, directeur général de la société Familia Zuccardi, laquelle est le producteur du Fuzion. (Soit dit en passant, la même maison commercialisera sous peu, également sous la marque Fuzion et au même prix que le rouge, un vin blanc élaboré avec du Chenin et du Torrontes, un brin sucré, de type commercial, mais bien fait dans son genre.)

Quoique désertique, la province de Mendoza compte à elle seule plus de 150 000 hectares de vignes, soit 70 % de tout le vignoble argentin (212 000 hectares au total).

Cela, grâce à l’eau venue des Andes – de la neige fondue en fait – avec laquelle sont irrigués tous les vignobles de Mendoza. Sans cette eau brunâtre, qu’on voit couler dans de multiples fossés, le vignoble n’existerait pas.

Les cépages, les vins

Introduit en Argentine en 1852 par un viticulteur français, le Malbec, comme on sait, est la variété la plus cultivée dans ce pays et celle qui donne les meilleurs vins rouges.

Signe de l’intérêt qu’on y porte : un des plus connus des producteurs argentins, Catena Zapata, en a identifié 140 clones, dont sept que cette société a retenus et soumis pour étude à la faculté d’oenologie de l’Université Davis (Californie). Cela, afin de déterminer s’ils sont exempts de virus et susceptibles d’être commercialisés.

Avec le Malbec, on fait en Argentine… toutes sortes de vins, comme c’est le cas en France pour le Cabernet Sauvignon et le Merlot, qui donnent à la fois des vins modestes, d’autres de qualité moyenne, mais également de grands vins.

Le marché du Champagne au plus haut en 2006

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 1:06

Les ventes de Champagne ont atteint un niveau record l’an dernier avec quelques 321,6 millions de bouteilles, soit une hausse de 4,6 % par rapport à 2005 selon les chiffres du Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC). Au total, les ventes totalisent quelque 4 milliards d’euros.

Il s’est écoulé 181 millions de bouteilles en France (+1,5 %) et 84,1 millions dans l’Union européenne (+4,4 %). En dehors de l’Union, les ventes progressent de 16 % pour atteindre 56,5 millions de bouteilles. Le Japon et les Etats-Unis figurent parmi les principales destinations

Une société russe rachète la maison Croizet-Eymard

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 0:50

Une société russe rachète la maison Croizet-Eymard. Histoire d’une tendance.

La nouvelle est tombée jeudi dernier. La société Russian Wine Trust a trouvé un accord avec les propriétaires de la maison de cognac charentaise Croizet-Eymard sur le rachat du domaine, situé à Saint-Même-les-Carrières, en plein coeur de la Grande Champagne, le cru le plus prestigieux de la zone d’appellation contrôlée, où l’on trouve les eaux-de-vie les plus fines.

Cette intrusion du capital russe dans l’un des sanctuaires de la viticulture française aurait certes pu faire beaucoup de bruit. Mais voilà, à Cognac et dans les environs, l’information ne fait pas plus sourire que grincer des dents. Business is business. D’autant que, les spécialistes de l’hôtellerie de luxe et les chefs régionaux peuvent le confirmer, on croise de plus en plus de Russes dans les environs, simples amateurs de cognac ou investisseurs potentiels, et ils n’en sont pas à leur premier coup d’essai. En 2004, la compagnie moscovite KiN avait joué le rôle de pionnier en s’installant à Touzac, où elle prépare depuis une cuvée très haut de gamme qui arrivera dans quelques mois sur le marché russe. Une autre société de Moscou, MVZ, avait racheté en juillet 2006 les cognacs Jenssen, et Russian Wine Trust elle-même avait fait l’acquisition il y a quelques mois du vignoble de Lajasson, à Sireuil, en Fins-Bois (autre cru de cognac).

Des Russes en terres cognaçaises

Avec cette dernière acquisition, on n’hésite plus à parler d’une « vague d’investissements russes » dans le cognac, ce qu’a confirmé ces derniers jours Alain Philippe, directeur du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), appelé en renfort par de nombreux journaux pour éclaircir ce qui n’était encore qu’une rumeur. Car si le communiqué est tombé le 8 février depuis Moscou, la presse régionale faisait état de la transaction dès le début du mois, affirmant même qu’une demi-douzaine de maisons de cognac étaient en négociations avec des acheteurs russes potentiels (Sud Ouest, 1er février).

Selon les données du BNIC, la Russie serait le sixième marché d’exportation du cognac, avec près de 4,8 millions de bouteilles envoyées en 2006, soit une hausse de 40% en deux ans, et de 600% en sept ans. Des chiffres qui en disent long sur le potentiel du marché russe.

Cognac et cognac en Russie…

Mais ce dernier présente tout de même un inconvénient de taille pour les producteurs du terroir: il s’y vend sous l’appellation « cognac » en lettres cyrilliques du brandy, et ce, depuis très longtemps et dans des quantités incomparablement plus importantes que le cognac français. D’où les mauvaises langues qui soupçonnent derrière l’apparition de ces investisseurs venus du froid un risque de voir estampiller appellation contrôlée des produits qui ne correspondent en rien aux canons traditionnels de la profession.i n’ont rien ç voir re sous appellation contrstisseurs russes un danger d’usurpation de l’appellation, d’aut

C’est justement la compagnie KiN qui détient en Russie presque un quart de ce marché parallèle du cognac. A Touzac, elle a créé sa propre marque, « Domaine des Broix », un cognac très haut de gamme qu’on attend à la fin 2007 en Russie. Armen Eganian, président du conseil des directeurs du groupe, suit de près le travail sur la nouvelle exploitation, et affirme qu’avec la future adhésion russe à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), tous les acteurs du marché devront d’une manière ou d’une autre se plier à la nouvelle règlementation (Rost, novembre 2006). C’est pourquoi il faut préparer dès à présent le consommateur russe, l’informer sur le cognac français, le familiariser avec les nouvelles règles qui vont se mettre en place. Premier pas dans cette voie, KiN a notamment organisé l’année dernière à Moscou une exposition intitulée « Voyage au coeur du Cognac », afin de mieux faire connaître en Russie l’histoire et la philosophie du fameux alcool.

Alliance du capital et du terroir

Russian Wine Trust anticipe elle aussi sur les transformations à venir du marché russe. Dans son communiqué, la société se fixe l’objectif d’y écouler un million de bouteilles ces trois prochaines années, grâce à ses deux vignobles du cru. Les spécialistes du petit monde du cognac y ont été de leurs petits calculs, et ont jugé la chose parfaitement réalisable. A Saint-Même, le nouvel acquéreur s’est adjugé 59 hectares de vignes, une distillerie avec huit alambics et un stock d’eaux-de-vie dont le volume n’a pas été dévoilé, mais qui est estimé dans le métier à 5.000 hectolitres d’alcool pur. De plus, l’équipe de Croizet-Eymard ne devrait pas subir de grands changements. En y ajoutant l’activité négoce de la maison de cognac et les 22 hectares de l’Ajasson, Russian Wine Trust dispose de toutes les armes pour promouvoir en Russie un produit parfaitement authentique. Quant aux habitants de Sireuil, ils seraient enchantés des restaurations effectuées par le nouveau propriétaire russe sur les bâtiments du domaine, qui avaient été acquis à l’état de ruines.

Autant dire que les deux sociétés russes présentent des garanties sérieuses et se sont déjà fait une réputation plus qu’honorable dans la région. Somme toute, quelques dizaines ou centaines d’hectares de vignes sur les presque 75.000 que comptent les vignobles de cognac ne permettent pas encore de crier au loup, d’autant que ces nouveaux partenaires pourraient bien être des alliés de poids dans l’optique d’une prochaine modification législative sur l’appellation cognac en Russie. Un point qui devrait arranger tant les nouveaux venus que les plus fervents gardiens de la tradition locale.

Article rédigé par la rédaction internet du site www.rian.ru sur la base des dépêches de l’agence RIA Novosti ainsi qu’à partir d’autres sources.

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