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16 mars, 2010

Vin et Finance : compte rendu des analyses Vitisphère et Transcapital

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 0:32

Nous faisons part du compte rendu publié par Vitisphere qui, avec Transcapital, ont réuni lors du salon Vinisud des chefs d’entreprise du vin et leurs partenaires pour faire le point sur les modes de financement des exploitations viti-vinicoles et de leur développement, sous le thème « Vin et Finance : après la crise, la filière vin cherche de nouveaux modes de financement ».

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23 septembre, 2008

Languedoc : focus sur les Domaines Bonfils et ses quatorze propriétés

Classé dans : Fusions-Acquisitions — lullyconseil @ 22:03

A l’heure où le Languedoc n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise, avec un vignoble qui ne cesse de se réduire au fil des campagnes successives d’arrachage, il est des réussites qu’il est réjouissant de conter. La saga familiale de la famille Bonfils fait partie de ces success-stories languedociennes qui défient la crise. Dans la plus grande discrétion, le patriarche, Jean-Michel Bonfils, désormais entouré de ses trois fils, a patiemment constitué un vignoble qui compte maintenant plus de 1000 ha de dont l’essentiel se trouve en Languedoc. La nouvelle génération désormais aux commandes, a choisi de passer de l’ombre à la lumière et de mettre en avant le nom Bonfils pour se développer à l’international.

une histoire de famille 

La saga commence en 1968, quand Jean-Michel Bonfils , fils d’une grande famille de vignerons en Algérie, revient en France après l’indépendance, pose ses valises en Languedoc et s’endette pour acheter son premier vignoble : 6 ha de vigne au domaine de Lirou aux portes de Béziers. Dès lors cet « amoureux des vignes » n’a cessé d’investir dans le vignoble languedocien achetant treize autres domaines au cours des quatre dernières décennies. Ce patrimoine viticole est essentiellement situé en Languedoc, des Corbières jusqu’au Côtes de Thongue avec une forte concentration autour de Béziers (Montady, Capestang, Servian). Seule exception bordelaise, le Château Coucy à Montagne Saint Emilion a été racheté l’an dernier parce que « c’était une superbe opportunité ». L’année dernière a d’ailleurs été une année lourde en acquisition puisque les Bonfils ont également ajouté à leur escarcelle les trois domaines languedociens du groupe australien Foster : au total 175 ha complantés exclusivement en Chardonnay avec irrigation au goutte à goutte et un centre de vinification spécialement équipé pour la vinification en blanc. Pour remettre à niveau l’ensemble de ces domaines, les Bonfils ont replanté 450 ha de vignes en moins de 10 ans. Le patriarche a su transmettre sa passion à ses enfants. Petit à petit, ses trois fils le rejoignent dans l’entreprise occupant chacun des fonctions adaptés à leur profil : Jérôme prend en main le vignoble, Olivier les vinifications, Laurent s’attèle à la commercialisation. Jusqu’au début des années 80, Jean-Michel Bonfils vendait son vin essentiellement en vrac au négoce de la place. Mais la disparition progressive des maisons de négoce de Sète et de Béziers conduit les Bonfils à changer de stratégie commerciale. C’est à Laurent qu’est confiée la mission de développer les ventes en bouteille. Aujourd’hui 95% de la production des domaines est vendu en bouteilles (5,5 millions de cols). Parallèlement, Laurent Bonfils développe dès 1992 une activité de négoce basée sur un partenariat avec une douzaine de producteurs du Languedoc. Cette activité est renforcée par l’acquisition en 2006 de la maison Maurel-Vedeau, société de négoce spécialisée à l’exportation. Enfin avec le rachat des trois domaines de Foster, Bonfils est devenu propriétaire de deux marques très bien implantées sur les marchés anglo-saxons : Belle Terrasse et James Herrick. Munis de ces nouveaux atouts, le groupe Bonfils mise sur l’international pour poursuivre sa croissance. « Aujourd’hui, nous avons remis en état le vignoble, nous maîtrisons les vinifications. Nous allons axer nos efforts sur le commercial et la remise à plat de notre offre », explique Xavier-Luc Linglin, qui a récemment rejoint le groupe Bonfils au poste de directeur général. « Nous avons plus de 400 références. Il faut structurer cette gamme, la hiérarchiser et fédérer notre gamme négoce autour de la signature Bonfils.»

les projets de développement 

Aujourd’hui, le groupe estime être bien positionné sur 4 des 5 segments de marché reconnus au niveau international : ultra premium (prix départ 5 à 9 € HT), super premium (5 à 2,5 €), premium (2,5 à 1,5 €) et popular premium ( 1,4 à 1,5 €). « Nous n’avons pas encore d’icône, mais nous allons y travailler » « Quand nous avons des clients, nous sommes fiers de leur montrer nos vignes, nos unités de vinification. Pour nos sites d’embouteillage, c’est plus compliqué car nos mises en bouteille sont éclatées sur différents sites. Nous allons donc investir 4 millions d’euros dans une usine d’embouteillage sur la commune de Béziers », annonce Laurent Bonfils. Sur un terrain ferroutable de 10 000 m2, l’usine s’étendra sur 4500 m2 qui pourront être portés à 7500 m2 dans une seconde phase. Le toit sera recouvert de panneaux photovoltaïques, le site sera équipé d’un système de recyclage des eaux de lavage. L’usine aura une capacité de 15 millions de cols par an (qui pourra être portée à 26), elle disposera de deux chaînes d’embouteillage et d’une ligne de conditionnement en Bag in Box. Le permis de construire devrait être déposé sous peu, la livraison est attendue pour septembre 2009. Le site de vinification de La Motte devra également faire l’objet d’investissement pour permettre la vinification en rouge. La capacité en cuverie va être portée de 32 à 47 000 hl avec des cuves de plus petite taille. Enfin dans un second temps, des travaux seront également entrepris au domaine de Cibadiès à Capestang, siège du groupe, où seront construits 500 m2 de bureaux pour accueillir les services commerciaux et marketing, aujourd’hui basés au domaine de la Motte à Narbonne.

les domaines

Domaine de Cibadiès, 95 ha à Capestang (Hérault) : 700 00 cols par an en vin de pays des Coteaux d’Ensérune et vin de pays d’Oc

Domaine du Lirou, 10 ha à Béziers : 60 000 cols de vin de pays des Coteaux d’Ensérune

Domaine de Luch, 88 ha à Béziers : 260 000 cols de vin de pays des Coteaux d’Ensérune

Domaine du Mas de la Tour, 60 ha à Montady (Hérault) : 350 000 cols de vin de pays des Coteaux d’Ensérune

Domaine de la Bastide, 55 ha à Capestang (Hérault) : 450 000 cols en vin de pays des Coteaux d’Ensérune

Domaine de Cantaussels, 90 ha à Servian (Hérault) : 650 000 cols en vin de pays des Côtes de Thongue et vin de pays d’Oc

Domaine d’Aubaret, 70 ha à Magalas (Hérault) : 450 000 cols en vin de pays des Côtes de Thongue

Domaine de Sainte-Marthe, 70 ha à Roujan (Hérault) : 550 000 cols en vin de pays de Cassan et vin de pays d’Oc / Prévisions de 80 000 cols en AOC à partir du millésime 2007

Château de Vaugelas, 130 ha à Camplong d’Aude (Aude) : 760 000 cols en AOC Corbières et vin de pays d’Hauterives

Château de Millegrands, 180 ha à Trèbes (Aude) : 700 000 cols en AOC Minervois et vin de pays de la Cité de Carcassonne

Château de Coucy, 20 ha à Montagne Saint-Emilion (Gironde) : 120 000 cols en AOC Saint Emilion

Domaine de la Boulandière, 83 ha de Chardonnay à Lézignan Corbières (Aude) : 600 000 cols en vin de pays d’Oc

Les Garrigues de Truilhas, 39 ha de Chardonnay à Sallèles d’Aude : 350 000 cols en vin de pays d’Oc

Domaine de la Motte, 53 ha de Chardonnay à Narbonne : 400 000 cols en vin de pays d’Oc

source : vitisphere.com

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